Cet article a été écrit par Laurent
Fête du Boeuf Gras
Mes amis Jacques et Ludo m’ont parlé du boeuf de Bazas. Quelques mois plus tard (19-23.02.09), me voici dans l’avion pour Bordeaux en vue de participer à la fête du Boeuf Gras de Bazas. Cette tradition puise ses origines à une époque où Bazas était l’une des premières cités d’Aquitaine et capitale prospère des « petites landes ». Des bazadais couronnés de fleurs défileront dans la ville au son des fifres et des tambours.
Voici une description de la viande de Bazas que j’ai extraite du site Les Gourmandises de Philippe:
« Vous connaissez en partie les Races à Viande. Parmi les plus connues, figurent la Salers, l’Aubrac, la Blonde d’Aquitaine, la Charolaise et la Limousine. Viennent ensuite, des races plus confidentielles comme la Parthenaise, la Maine-Anjou, la Gasconne, la Corse, la Camargaise, la Blanc Bleu et la Bazadaise.
Cette dernière, bichonnée par un groupe de quelques dizaine d’éleveurs, est une race très ancienne puisque des écrits indiqueraient sa présence en Gironde et dans les Landes dès le moyen-âge. Ancienne race de travail notamment pour le débardage du bois, la Bazadaise produit depuis des lustres une viande de très haute qualité malheureusement assez peu représentée sur les étals des bouchers sauf évidemment dans sa région d’origine à savoir la Gironde (le sud du département essentiellement), les Landes et quelques cantons limitrophes du Lot-et-Garonne et du Gers où seulement une quinzaine de bouchers en propose aux amateurs.
Les troupeaux (un peu plus de 2500 têtes pour la race) passent essentiellement leur temps dans les pâturages se nourrissant ainsi d’herbes complétées par des céréales données à l’étable que les bêtes rejoignent quelques semaines avant d’être abattues (36 mois minimum, 5 ans pour le boeuf gras). Label Rouge depuis 1997, une Indication Géographique Protégée récemment décrochée ce qui stipule que les bêtes doivent être nées, élevées et engraissées dans la zone géographique délimitée par le cahier des charges, la viande de Bazas est selon les Gascons, la meilleure de toutes avec ce petit goût de noisette que l’on retrouve dans d’autres races à viande mais qui est ici particulièrement facile à sentir quand la viande fond dans le palais »
le 20.02.09
Visite le lendemain chez Alain Dejean et le domaine Rousset-Peyraguey. Une fantastique aventure chez un « déjanté » du vin. Un passionné qui va plus loin que tout le monde et qui pousse la biodynamie dans ses derniers retranchements. La dégustation est énorme. Plus de 10 vins à goûter et le choix est très difficile tant le niveau est haut. Ma préférence va sur une cuvée oxidative à damner un saint… Ses vignes côtoient celles d’Yquem, Suduirault et Rieussec ce qui prouve que le terroir est là. C’est un très grand Sauternes.
Après cette dégustation bien arrosée, on se retrouve le soir avec un morceau de boeuf de Bazas et quelques bouteilles pour l’ accompagner:
Grands-Echézeaux 1958 du domaine La Biquette un très bon vin qui a bien résisté au temps, Château Baron de Pichon-Longueville 1970. Nez de champignons et de terre fraîche. En bouche, un vin astringent sans grand relief qui est dominé par les sous-bois.
Le Clos Rougeard 2004 est bon mais quand même en-dessous des Poyeux qui est encore plus fin, plus élégant. Le Sauternes Rousset-Peyraguey crème de tête 2002 a une magnifique couleur orangée. En bouche, orange confite, abricots et miel. Enorme !
21.02.09
Le soir, on attaque le foie gras fait maison avec un Château Chalon de Berthet-Bondet 1999 et une autre bouteille de vin jaune de Ganevat 1999. Il est marrant de voir que le Berthet-Bondet était plus masculin et plus rustique alors que celui de Ganevat était plus fin. Ce dernier sera le favori de ces dames (et de moi aussi d’ailleurs) !
Le repas continue avec des huîtres du bassin d’Arcachon achetées le jour même à Bordeaux. Pour accompagner ce plat le riesling Grand Cru Zinnkoepfle 2007 d’Agathe Bursins est parfait. Un riesling autrichien de Reichsgraf von Kesselstatt 2007 sera aussi servi. Viens LE plat de la soirée: une énorme côte de Boeuf Bazadaise.
Avec ce morceau de viande magnifique, on commence avec une cuvée de rouge de Rousset-Peyraguey, puis un volnay 2003 de Michel Lafarge. Beaucoup de fruits rouges en bouche pour un plaisir sanguinaire !
On continue avec l’élégant et soyeux Clos Rougeard Les Poyeux 2004, vient ensuite un vin étonnant: un sauvignon du sauternais 2004 de Rousset-Peyraguey. Un vin très floral et une belle acidité . On va finir avec un sauternes 2002 de Rousset-Peyraguey.
22.02.09
Après une promenade dans la forêt des alentours pour visiter les palombières, on s’occtroie une petite pause vers 16h avec un Campagnès 2006 de Maxime Magnon, Un chardonnay 2003 de Pierre Overnoy, une grande Côte cuvée spéciale 1996 de François Cotat. Ce vin issu de Sauvignon est énorme. Nez d’agrumes. En bouche, on a une tension parfaite, une longueur interminable, on retrouve le pamplemousse et le citron. Bravo !
Le soir on a le droit à un magnifique repas avec des tagliatelles venues tout droit d’italie, petits lardons de cochon noir et une oie en accompagnement !
Pour les vins on aura: Savennières Roche aux Moines cuvée d’Avant 2003 du château de Chamboureau. un gigondas la petite gardette 2007 qui sera bien croquant, arômes de petits fruits noirs, Taillelauque 2005 du Casot des Mailloles un vin qu’il faut avoir goûté pour comprendre…un ovni…,
Sauternes 2000 de Rousset-Peyraguey, Château Rieussec 1995 en demi-bouteille qui ne fera pas le poids contre le 2000 d’Alain Dejean !
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